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La fin de la vie privée

September 29, 2015

Vous pensiez le Web confidentiel?

N’y pensez même pas ! Et si un site Web vous promet la confidentialité des informations que vous lui transmettez, soyez sceptique. N’importe qui peut faire des promesses. Généralement, elles sont de bonne foi mais personne ne s’attend à voir son site piraté et les données confidentielles volées.

Les exemples sont là: sans aller jusqu’à dire qu’ils se multiplient, le dernier en date c’est Ashley Madison, un site de rencontres adultérines… Et là, le sens d’adresse e-mail prend tout son sens! Vos préférences sexuelles exposées au monde entier. Il eut été plus prudent de créer une adresse dédiée pour ce type d’activité, n’est-il point?

On accuse n’importe qui 

On accuse facebook de tous les maux. Mais pourquoi ? Si un site prend d’énormes précautions pour ne pas se faire pirater, c’est bien celui-là : il en va de sa crédibilité et, par conséquence, de sa valorisation boursière. De plus, je ne vois pas en quoi facebook menace votre vie privée: c’est vous qui lui transmettez les informations! Qui est donc le responsable? Le site qui vous permet de partager des informations ou l’égocentrique qui révèle tout de sa petite personne?

Après tout, ne vous a-t-on pas appris qu’il faut tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler? Personne ne vous demande de révéler votre vie à la face du monde. Ne publiez pas ce que vous jugez inopportun. Soyez sélectif. J’ai regardé mes publications sur mon mur. Je n’en regrette aucune. Mais j’avoue avoir beaucoup “liké” (ce qui n’engage à pas grand-chose) et assez peu publié (sauf des appels politiques). Quand à mes commentaires acerbes, le côté humoristique était suffisamment présent pour plaider le second degré.

Non, Facebook ne publie pas sur vous: c’est vous qui publiez. Si vous ne voulez pas voir votre vie privée s’étaler sur la toile, ne la publiez pas. Tout simplement.

Gmail

S’il est un site WEB qui fait fi de votre vie privée, c’est bien un site de messagerie accessible via le Web. Et Gmail, la messagerie de Google, est certainement la pire atteinte. Car, s’il est un principe de vie privée inaliénable, c’est la correspondance. Entre deux personnes, cette correspondance est réputée privée et confidentielle. Cela reste vrai si vous utilisez un serveur POP3 et que vous rapatriez vos messages sur votre machine. Ce n’est pas vraiment le cas de Google. Donc, en laissant Google analyser vos messages et vous proposer de la publicité ciblé, il y a violation de la confidentialité. Lorsque j’ai fait cette remarque à des collègues, ingénieurs en informatique eux aussi, lors de la sortie de la messagerie, je me suis fait rire au nez. Comment pouvait-on confier à une entreprise américaine le soin de conserver sa correspondance? Cela me paraissait aberrant. Cela est d’autant plus vrai aujourd’hui avec les révélation d’Edward Snowden mais cela me paraissait une évidence déjà vers 2008. Je suis resté avec le rapatriement de mes messages stockés sur ma messagerie Free sur mon ordinateur. Ils sont ensuite effacé du serveur.

J’avoue: j’utilise gmail pour les fichiers volumineux et les publicités (merci le filtre anti-spam qui parfois efface les messages qui me sont vraiment destinés). Mais justement, parce que la boîte est volumineuse et parfaite comme adresse poubelle (ou de stockage…). Mon adresse personnelle est très peu connue: elle ne circule pas sur le réseau.

Localisation

Je sais où vous êtes ! À moins d’utiliser un sytème d’anomysation comme Tor, votre adresse IP est lié à une position géographique. Testez par vous-même : IPLocation. Ce service est connu depuis longtemps : il existe des tables de correspondances entre adresses IP et position géographique. Google, par exemple, utilise cela plutôt que la demande de géolocalisation du navigateur qui va donner à peu près le même résultat. Si un site WEB vous demande l’autorisation de connaître votre position, sachez que, de toutes façons, le serveur peut savoir où vous êtes (à peu près).

Cookies

On atteint des sommets… L’Europe a créé une loi qui oblige les pauvres sites WEB à mettre un joli avertissement pour que vous acceptiez les cookies. Grosso modo: si vous venez ici, les cookies sont obligatoires…

Ok, les statistiques fournies par Google via leur service Google Analytics ont de quoi effrayer… Mais c’est quand même bien pratique! Comment voulez-vous qu’un webmaster puisse fonctionner sans statistiques. Si l’Union Européenne me fournissait un analyseur de statistiques pour mon site, je l’utiliserai! Même s’il est moins performant que Google.

Sur le sujet des cookies, j’ai publié un coup de gueule sur le blog de koikonfait. Vous avez une vidéo de 6 minutes avec les sous-titres français et le meilleur moyen de vous rendre compte que la visite d’un site WEB aujourd’hui implique l’accès à 4 ou 5 autres sites Web sans votre consentement.

Combattre

À un moment donné, il faut se rendre à l’évidence: soit vous vous en foutez et le problème est réglé soit vous faites quelque choses. Ci-dessous quelques idées. À vous de m’en donner d’autres!

Pour facebook : réfléchissez à deux fois avant de publier. Si c’est « public », c’est le monde entier qui accède à votre information. Si c’est limité à vos amis, alors, seuls vos proches le savent mais ils peuvent propager l’information : « liker » ou « partager ». Du coup, cela devient public aussi. Alors quoi ? Si c’est la naissance du petit dernier, ou un bon restaurant dans lequel vous êtes allé, vos jolies photos de Vesoul (T’as vouloir voir Vesoul ? https://fr.wikipedia.org/wiki/Vesoul), allez-y. Qui vous reprochera cela ? Vous aimez Mike Brant ? Ok, pourquoi pas ? En revanche, soyez prêt à assumer une honte internationale si vous aimez tuer des animaux dans les réserves africaines.

Facebook, comme Twitter, c’est le lynchage public moderne. Vous vous rappelez de Monica Lewinsky ? C’est loin, très loin, avant la venue des réseaux sociaux. Elle revient sur son histoire dans cette conférence TED. Utiliser un réseau social, c’est s’exposer au jugement des autres, tout comme dans une réunion ou entre amis. Sauf que le public touché est simplement planétaire. Et votre réputation (une simple blague mal interprétée sur Twitter) peut faire des ravages immenses.

 

Twitter : le plus viral de tous. Tous d’abord, il y a moins d’abonnés mais dans l’ensemble, ils sont plus influents. Et le moindre dérapage… C’est le drame ! Combien d’hommes politiques ou de personnalités ont tweeté une photo ou une phrase qui a choqué. Et n’en déplaise aux défenseurs de la théorie du complot, je ne pense pas que c’était pour faire le buzz : parfois, c’est juste un moment d’égarement ou une vision dans le contexte qui se révèle toute autre hors contexte. Parce que dans 120 caractères, c’est difficile de faire entrer le contexte par la grande porte !

 

Google. Incontournable moteur de recherche. En revanche, il récupère un maximum d’informations sur vous et il est souvent plus simple de demander à Google sur quel site je veux aller que de taper le nom du site. Avec la recherche intégrée à la barre d’adresse, il est devenu incontournable. Et, personnellement, Google en sait certainement plus sur ma vie privée que quiconque. Ne serait-ce parce que mes recherches en disent plus long que mes articles de blog ou mes posts sur facebook.

Surfez en paix, mes frères 😉

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From → Other

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